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L'âge dort
Envie d’écrire. De l’écrire. De m’écrier. De le décrire. Le transcrire, lui sourire, le regarder au fond des yeux, Pour y découvrir qu’ils sont bleus. Ou verts. Selon la lumière, selon les humeurs, selon les vapeurs. Inhalées, expirées, évaporées, évanescence des sens. Derrière les cils noirs, interminables, c’est l’âme qui fait de l’oeil. Les paupières pudiques rythment les intermèdes Trop fréquents, d’un spectacle édifiant, constructif Qui d’un clignement d’œil, sertit le silence de ses délices muets Il a la science des non-dits subversifs et l’art de l’omerta loquace Il n’est pas dit mais inédit, prototype d’idéal et prospectives oniriques Ponctuées d’obscurité, d’absences, de songes Ravissements de l’impromptu, des scènes anodines Pour lesquelles les dialogues ne sont pas composés. Parle moi, crétin, je trébuche, et me raccroche aux nuits Ces envies qui surgissent, jaillissent, subites, s’invitent. Au gré d’une soirée inattendue. Inespérée. Inopinée. Virus inoculé, je plaide malade de coups d’orage, Les soirs à l’atmosphère électricotronique Où l’on attrape des coups de cœur, des bouts de cœur Des coups au cœur… J’ai de la veine, sans vanité, sans vaciller. Il est. Le sourire évident, même les lèvres serrées. Le regard clair, vif, perçant. J’ai l’envie volatile, volubile, fragile. Volage. Mais pas avec lui. Au voleur, on m’a tiré le cœur.
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IL.
Je m'sens ridicule Comme si je venais juste De claquer la porte au nez A un courant d'air enrhumé. [C'est destabilisant, la sincérité. Et plus encore, la pureté des sentiments. Surtout après avoir jeté un point final A cette histoire en points de suspension...] Il faut oublier. Mais.
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Le baiser
J'ai embrassé
Un coup de vent
Et caressé
Un coeur d'à-coups
Un corps d'à-peur
L'un batifole
L'autre s'affole
Et l'amour, lui,
S'étiole.
Ah.
L'adieu
Ou la tempête se mue
En une bise gracile
Et me renverse
L'équilibre se perd
Et l'amour avec lui.
J'ai pris un coup de froid.
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D'âmes d'homme
J'ai au ventre Comme un creux J'ai fin De buts En objectifs (Focale fixe)
Et je shoote Comme on se drogue Pour combler L'absence, La seule, La certitude qui fuit Comme ma douche Depuis que tu es parti Sans réparer Les joints périmés Et autres cœurs blessés. Je me noie d'âme. C'est malheureux.
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Psycho-pathologie.
J'ai perdu ma langue Au fond de tes silences Et mes lapsus manqués Répondent à tes actes... Inachevés.
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Debout en bout...
C'est la première fois De mon exis-danse Qu'on me séduit En mala(ten)dresse
Sous l'abat-jour des rêves A cette heure creuse et douce Entre chiens et loups Aboie moi au coeur Et serre-moi le plus fort encore Etouffe le, lacère mes artères A coup de mots doux Et de zestes amers Ton regard triste La distance en destin Et je retiens mon souffle A bout de rails
Il y a le félin en colère, qui attend, patient. Les échos se perdent. Tu parles. J'ai beau ne pas avoir de religion, j'y crois. ...
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Zébrée
Zébrée.
Noire ou blanche comme une fausse note. Pendue à ta portée, toujours trop loin pour te toucher.
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